Message de l’ombudsman (le 4 décembre, 2015)

L’ombudsman visite la Base des Forces canadiennes (BFC) Halifax et la 12e Escadre Shearwater

En mars 2015, j’ai effectué une visite de mandat avec plusieurs membres de mon personnel à la BFC Halifax et à la 12e Escadre Shearwater. Cette visite devait nous permettre de mieux comprendre les problèmes quotidiens des membres que nous représentons, à savoir le personnel de la Force régulière et de la Réserve des FAC, les employés civils, les employés des PSP/FNP, les fournisseurs de soins et les membres des familles des militaires.
 

Plusieurs enjeux ont été portés à notre attention au cours de la visite :
 

Niveaux de dotation en personnel médical

Nous avons entendu les préoccupations des membres du personnel médical quant à la capacité à pourvoir les postes avec du personnel médical qualifié. Comme beaucoup de professionnels de la santé mentale prennent leur retraite, il est nécessaire de doter ces postes importants en temps opportun. On s’inquiète de ne pas être en mesure d’accéder à des réserves nationales de candidats qualifiés et du temps qu’il faut en général pour embaucher le nouveau personnel. Les candidats qualifiés acceptent souvent d’autres emplois parce que le processus d’embauche prend beaucoup de temps.
 

J’ai présenté ces préoccupations aux dirigeants de la Base et à Susan Harrison, sous-ministre adjointe par intérim – Ressources humaines (Civils) au ministère de la Défense nationale (MDN). On m’a assuré que la question des niveaux de dotation est d’une importance particulière pour la Base. Le sous-ministre et le Chef du personnel militaire sont tenus au courant des progrès réalisés en vue de pourvoir ces postes.
 

Salaire des psychologues

On a également soulevé des préoccupations relativement la rémunération des psychologues de la Base. Il est difficile de trouver des psychologues qualifiés avec l’expérience requise qui sont prêts à travailler aux salaires offerts actuellement. On nous a dit que les salaires actuels étaient plus alignés sur ceux de psychologues moins expérimentés. Le MDN n’est pas considéré comme un employeur de premier plan dans la région d’Halifax. Il est également difficile d’attirer des professionnels de la santé mentale qualifiés au MDN en raison de l’emplacement de certains postes et de l’offre limitée en professionnels de la santé mentale au Canada.
 

Afin de résoudre ce problème, on offre aux psychologues une rémunération au sommet de l’échelle salariale. Le MDN a été en mesure de participer activement à titre de membre de l’équipe de négociation de la convention collective pour les Services de santé. C’était un bon moment pour chercher à faire avancer cet enjeu puisque la plupart des conventions collectives sont arrivées à échéance en septembre 2014. En octobre 2014, le CPM et le SMA(RH-Civ) ont formé une équipe du tonnerre qui a pu doter avec succès 54 postes vacants du domaine de la santé mentale à l’échelle du Canada. Le recrutement d’employés dans les services de santé demeure un objectif important du MDN à l’échelle nationale.
 

Moral des employés

Le moral des employés a également été soulevé comme préoccupation en raison d’un certain nombre de facteurs.
 

Premièrement, le coût actuel et l’administration des stationnements constituent un problème pour les personnes travaillant à la BFC Halifax. Ce sujet a fait l’objet d’interactions nombreuses entre les employés et le syndicat à Halifax. Le deuxième facteur est le programme de diversification des modes de prestation des services, qui représente une source de stress pour les employés civils, puisqu’il donne l’impression qu’on forme d’autres employés en vue de les remplacer.
 

Programme d’aide aux employés (PAE)

Des préoccupations sincères ont été exprimées à propos de l’avenir du programme de formation des agents d’orientation du PAE. Les employés ont mentionné qu’avec le rythme opérationnel demeurant élevé sur la Base, le programme représente une ressource précieuse et nécessaire. Les employés craignent que le Programme soit éliminé alors qu’il est encore fortement nécessaire. Le SMA(RH-Civ) nous a assuré que le PAE était une des pierres angulaires du programme de bien-être du MDN. Par conséquent, une enquête de satisfaction quant au PAE a récemment été menée à l’échelle du MDN pour déterminer comment améliorer au mieux les services offerts.
 

Données médicales de base

Le personnel de l’ARC de la 12e Escadre Shearwater, tant au niveau du commandement qu’à celui de la maintenance, a soulevé des préoccupations quant à la surveillance médicale de la santé au travail. Le médecin-chef, par le biais de techniciens en médecine préventive, doit évaluer les risques pour la santé au travail au sein de l’Escadre. Les employés ont soulevé des préoccupations quant à l’exécution et à la rapidité des tests pour déceler des dangers potentiels pour la santé.
 

Mon bureau a pris des mesures à cet égard. Je me suis engagé à faire le point auprès du personnel de Shearwater une fois que j’aurai reçu la réponse et le plan du Ministère pour la suite des choses.
 

Coûts de logement

Nous avons également entendu dire que le coût des logements à Halifax et à Shearwater représentait une grange inquiétude pour les membres des FAC. Ils ont mentionné que le coût du loyer et de l’huile de chauffage présentait un problème dans les vieilles maisons, dont beaucoup ont besoin de travaux d’amélioration. Le chef de la direction de l’Agence de logement des Forces canadiennes (ALFC) a révélé certaines données tirées de ses dossiers. Le loyer moyen pour l’année financière 2015-2016 dans la région d’Halifax est de 782 $. Une analyse indépendante indique que les loyers pour les logements du MDN dans les régions d’Halifax et de Shearwater sont généralement inférieurs aux logements comparables dans le secteur privé. Les logements militaires sont cependant assez vieux.
 

Divergences entre divers commentaires reçus quant aux réparations des logements

On a remarqué un écart notable entre les commentaires des employés de l’ALFC sur la rapidité et l’exhaustivité des réparations et ceux des membres des FAC et de leurs familles qui vivent dans les maisons. À Shearwater, les familles et les membres étaient en désaccord avec l’énoncé du personnel de l’ALFC selon lequel les entrepreneurs ont un grand souci du détail.
 

Le Centre de services de logement (CSL) d’Halifax convient qu’il y a des problèmes avec les travaux effectués et avec des entrepreneurs locaux. Deux facteurs contribuent directement à ce problème : (1) les occupants ne rapportent pas toujours les problèmes et (2) le CSL n’effectuait pas de suivi auprès des occupants quant aux demandes de travail en retard.
 

À ces égards, l’ALFC et le CSL ont fait beaucoup de progrès en vue de la résolution des problèmes mentionnés ci-dessus avec les solutions suivantes : (1) Le CSL a amélioré son protocole de suivi des demandes de travail pour assurer que les contrats pour des travaux de réparation sont exécutés de manière efficace et en temps opportun. (2) L’ALFC concevra un outil de communication à l’intention des occupants afin d’aider ceux-ci à améliorer leur expérience en soulignant comment ils peuvent le plus efficacement possible signaler les problèmes d’entretien, en faire le suivi et définir leurs attentes. Cet outil de communication pourrait également être ajouté au site Web de l’ombudsman à l’intention des occupants, afin d’en faciliter l’accès.
 

Il faut souligner le mérite des employés de l’ALFC, qui gèrent un parc de très vieux logements – dont certains sont isolés avec des algues. De nombreux enjeux nécessitent des ajustements, mais l’amélioration des communications et de la participation aiderait à réduire de beaucoup certaines des frustrations ressenties par les familles des militaires.
 

Conclusion

Je suis très impressionné par l’engagement envers le Canada et la mission des FAC qu’affichent les militaires, les civils et les membres des familles que j’ai rencontrés à Halifax et à Shearwater. Je serai heureux de constater les progrès et de voir la résolution des problèmes vécus actuellement par les membres que nous représentons dans cette région du Canada – dont certains sont communs à d’autres bases et emplacements du reste du pays.
 

L’ombudsman,
Gary Walbourne

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